Liens vagabonds : les nouveaux propriétaires de contenus

A RETENIR CETTE SEMAINE

google-home-french

FAKE NEWS / POST TRUTH

Dashboard_0

“MUST READ”

youtube

SURVEILLANCE / CONFIANCE / WINNER TAKES ALL

NOUVEAUX USAGES, COMPORTEMENTS

tv

SPECIAL MILLENNIALS

chase

DISRUPTION, REVOLUTION, DISLOCATION

MOBILITES / LIVE

1-yY5GTZdCAmQIWXTWd-tLJw

360° / REALITE VIRTUELLE / REALITE AUGMENTEE

BOTS, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, AUTOMATISATION, BIG DATA, MACHINE LEARNING

NOUVEAUTES

VIDEO / SMART TV / STREAMERS / MULTI-ECRANS

RESEAUX SOCIAUX, PLATEFORMES

Insider-photo

PUB

hot-social-media-trend-of-2015-influencer-marketing

OUTILS  

 

Retrouvez la sélection des outils Méta-Media sur jTools

ES avec Kati Bremme

Liens vagabonds : Facebook et Twitter – deux tendances diamétralement opposées

A RETENIR CETTE SEMAINE

Les cours en Bourse des actions Facebook (bleu) et Twitter (rouge) — BLOOMBERG
Les cours en Bourse des actions Facebook (bleu) et Twitter (rouge) — BLOOMBERG

FAKE NEWS / POST TRUTH

check-cc

“MUST READ”

A VOIR

NEUTRALITE DU NET

SURVEILLANCE / CONFIANCE / WINNER TAKES ALL

XVMc2e7f20e-7050-11e7-8f54-9e76826f060e

NOUVEAUX USAGES, COMPORTEMENTS

trumpcastmainer

SPECIAL MILLENNIALS

DISRUPTION, REVOLUTION, DISLOCATION

XVM4b786df0-710b-11e7-9e44-8232dd32c50e

MOBILITES / LIVE

360° / REALITE VIRTUELLE / REALITE AUGMENTEE

AAEAAQAAAAAAAAe0AAAAJDYzOWY4ZDQ4LWI2ZjUtNGZjNy1iYTk5LWYwZjFkNGJjZDMxZg (1)

2018 Arab Future Tripping (VR prototype) from VJ Um Amel on Vimeo.

BOTS, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, AUTOMATISATION, BIG DATA, MACHINE LEARNING

NOUVEAUTES

RESEAUX SOCIAUX, PLATEFORMES

h_53015436

4K / U-HD / 8K / HDR

STORYTELLING

PUB

Screenshot-2017-07-06-12.58.36

JOURNALISME 2.0

data-journalism-cc-990x613

INNOVATION / START-UP

Retrouvez la sélection des outils Méta-Media sur jTools

ES avec Kati Bremme

IMG_1148

Les industries culturelles et créatives à l’ère numérique : créativité augmentée… ou déroutée ?

Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de la Prospective

On vous l’expliquait déjà il y a deux ans : non, le numérique ne tue pas les industries culturelles et créatives en Europe ! Un constat réaffirmé aujourd’hui par Bpifrance Le Lab, qui enfonce le clou dans un rapport intitulé « Créativité déroutée ou augmentée : comment le numérique transforme les industries de la French Touch« . Son mot d’ordre : sortir une fois pour toutes de l’opposition classique entre savoir-faire traditionnel et technologie, et comprendre qu’en brouillant nos repères, le numérique ouvre un nouveau champ des possibles pour l’art et la création.

Voici les quelques transformations à retenir :

icc sect

1Les attributs traditionnels des industries culturelles et créatives remis en question

Historiquement, les industries créatives et culturelles ont fondé leur force sur trois actifs stratégiques que sont leur image de marque, leur savoir-faire et leurs droits de propriété intellectuelle. Des actifs qui sont aujourd’hui remis en question à l’ère du numérique :

Résultat : ne pouvant plus s’appuyer sur ses actifs historiques, le secteur se réinvente, et c’est une bonne nouvelle pour la créativité ! Nouveaux modèles économiques, nouveaux produits, nouveaux formats… L’innovation est en train de connaître un nouvel âge d’or.

2La data pour mieux identifier les attentes du public… au risque de brider la créativité ?

Les industries créatives et culturelles fonctionnent comme une économie de l’offre où la création d’œuvres et de biens culturels ne répond pas à une demande particulière.

Résultat : le secteur se caractérise par une surabondance de biens… et un fort taux d’échec. Mais le numérique, avec ses technologies de traitement des big data, est en train de bouleverser ce paradigme : désormais, la donnée est utilisée avant même la création des contenus pour identifier le plus finement possible les attentes du public et concevoir des produits que l’on sait d’ores et déjà adaptés à leurs attentes.

Ce qui donne lieu à de grandes success stories comme House of Cards, première création originale de Netflix dont les algorithmes avaient révélé que les spectateurs qui appréciaient la série britannique du même nom consommaient beaucoup de films avec Kevin Spacey au casting et David Fincher à la réalisation. Une façon d’atténuer la prise de risque inhérente à l’art et la création… au risque de brider la créativité ?

3Avec le numérique, de nouvelles formes de prescription

Dans toutes les branches des industries culturelles et créatives, du spectacle vivant à la mode en passant par les médias, il existe des instances qui jouent le rôle de curateurs, de « gatekeeper » pour sélectionner les biens et les œuvres méritant d’être exposés aux yeux du grand public. Cette fonction éditoriale reste essentielle, mais elle se transforme elle aussi sous l’effet du numérique, avec l’apparition de nouvelles formes de prescription :

Infographie tirée de l’étude « Les influenceurs et les marques en 2017 » (c) Reech

4Le public devient acteur de sa consommation… et même de la création des produits

Finie l’approche top-down où les éditeurs créaient et le public consommait : désormais, le public devient acteur de sa consommation et même de la création des produits. Dans son rapport, Bpifrance Le Lab identifie quatre types de clients des industries culturelles et créatives :

clients

C’est désormais une évidence : la révolution numérique, ce n’est pas seulement l’arrivée des robots dans les bureaux et l’automatisation des processus de production. Le numérique impacte aussi la création dans son essence même, et touche donc les industries culturelles et créatives au premier chef. Au menu : une créativité augmentée, déroutée… mais aussi libérée ?

Lectures : nos recommandations pour cet été (2/2)

Second volet de nos recommandations de lectures pour cet été, pour vous cultiver jusque sur la plage !

Irresistible: The Rise of Addictive Technology and the Business of Keeping Us Hooked, Adam Alter

Bienvenue dans l’ère de l’addiction comportementale – une époque dans laquelle la moitié de la population américaine a au moins une addiction. Aujourd’hui, la moitié d’entre nous préférerait se casser une jambe plutôt que casser son téléphone et les Millennials passent tellement de temps devant leurs écrans qu’ils luttent pour interagir avec les « vrais » humains. Dans cet ouvrage, Atler décrit la montée des comportements addictifs et nous explique comment apprendre à les maîtriser.

510INFtg7IL

La Chute de l’empire humain : Mémoires d’un robot, Charles-Edouard Bouée et François Roche

Les machines sont-elles en passe de devenir plus intelligentes que l’homme ? Qu’adviendra-t-il le jour où elles s’affranchiront de son contrôle ? L’irruption dans nos vies des « machines pensantes » tenait alors davantage du fantasme que d’une menace réelle. Mais depuis quelques années, l’intelligence artificielle a fait de tels progrès que nous sommes environnés aujourd’hui de systèmes assez intelligents pour comprendre le langage humain, écrire des livres, prendre des décisions, gérer des installations industrielles les plus complexes. Quelle place les hommes pourront-il préserver dans un monde où l’essentiel serait sous le contrôle des machines ?

816mfKTJ0nL

Le jour où mon robot m’aimera. Vers l’empathie artificielle, Serge Tisseron

Ils sont déjà parmi nous et nous ne les voyons pas. Ce sont tous nos objets connectés qui détectent nos réactions, s’adaptent à nous, et parfois même orientent nos choix à notre insu. Très bientôt, certains d’entre eux auront une apparence humaine, déchiffreront nos émotions, nous parleront, et pourront même nous manifester de l’affection, voire de l’amour. Mais avons-nous envie de ce bonheur-là ? Et que deviendra la relation de l’homme à ses semblables lorsque nous serons entourés de créatures humanoïdes programmées pour tout savoir de nous et anticiper nos désirs même les plus secrets ?

41+1+j58IaL

Le Mythe de la Singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?, Jean-Gabriel Ganascia

L’intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé « Singularité technologique », fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d’annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil ou Nick Bostrom. Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s’en inquiètent. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d’une cybersociété où l’humanité serait marginalisée ?

Le-mythe-de-la-singularite

Révolution digitale : Transformer la menace en opportunités, Christophe Victor et Lydia Babaci-Victor

Réseaux sociaux, big data, intelligence artificielle, blockchain, économie du partage… De nouveaux usages apportés par la révolution digitale envahissent notre quotidien et bouleversent les équilibres économiques. A travers 10 tendances à appliquer à une stratégie de digitalisation, cet ouvrage décrit les ressorts fondamentaux de cette mutation. En s’appuyant sur de nombreux exemples de stratégies digitales réussies, ils fournissent des pistes pour aborder cette révolution numérique le plus efficacement possible.

51OzsWMwk1L._SY346_

Qu’est-ce que le digital labor ?, Dominique Cardon et Antonio A. Casilli

Cet ouvrage est le résultat d’un dialogue engagé en juin 2014, lors d’une séance des ateliers de recherche méthodologique organisés par l’Ina, entre Dominique Cardon et Antonio Casilli sur le thème du digital labor. Au travers d’échanges nourris, antagonistes parfois, ils ont abordé avec une hauteur de vue exemplaire les questions liées aux enjeux de la production de valeur sur Internet et à la qualification des usages numériques ordinaires comme travail.

Qu-est-ce-que-le-Digital-labor-

What Algorithms Want: Imagination In The Age of Computing, Ed Finn

Que ce soit pour commander un Uber, choisir un livre, ou exécuter une formule mathématique, nous nous reposons en permanence sur les algorithmes. Comme si le code était une formule magique, une incantation capable de deviner ce que nous devons savoir et ce que nous voulons… Dans ce livre, Ed Finn montre que les algorithmes trouvent leurs racines non seulement dans la logique mathématique mais aussi dans la cybernétique, la philosophie et la magie.

51QPbejbVSL._SX310_BO1,204,203,200_

What To Do When Machines Do Everything: How to Get Ahead in a World of AI, Algorithms, Bots, and Big Data, Malcolm Frank, Paul Roehrig et Ben Pring

Cet ouvrage est un guide pour réussir dans la prochaine génération de l’économie digitale. Quand l’intelligence artificielle peut conduire nos voitures, faire des diagnostics médicaux et gérer nos finances plus efficacement que les humains, de nouvelles questions se posent sur le futur du travail. En s’appuyant sur des cas réels, les auteurs proposent des conseils stratégiques pour vous aider à vous y retrouver dans ce monde où les nouvelles technologies ont bouleversé la chaîne de création de valeur.

00

Temps de cerveau (vraiment) disponible

Par Lorraine Poupon, France Télévisions, Direction de la Prospective

On nous aurait donc menti. Vos amis surdiplômés ne liraient pas dans leur intégralité tous les articles qu’ils partagent sur Facebook. Malgré ce qu’ils veulent laisser croire, les internautes préféreraient le format dépêche AFP ou breaking news de BFM TV à un reportage fouillé du Monde Diplomatique. De fait, notre capacité de concentration et notre attention sont limitées. Et cette rareté leur confère une valeur (monétaire !) considérable pour les médias en ligne comme pour les annonceurs. Dans son rapport, Brent Merritt de l’Université George Washington invite à s’y intéresser de plus près.

C’est une nouvelle difficulté qui s’ajoute au secteur déjà sinistré des médias. Entre 1990 et 2016, ce sont 60% des emplois de la presse écrite qui ont disparu. Et ce n’est pas le passage au digital qui permet de compenser la perte en revenus publicitaires quand ceux-ci sont monopolisés par le duo Facebook – Google. Au troisième trimestre 2016, ils ont ainsi bénéficié à eux-seuls plus de 95% de la croissance de ces revenus tirés de la publicité. L’état des lieux est alarmant et il n’est pas sûr que les solutions choisies soient adaptées.

One-size-fits-all

Jusqu’ici, le calcul des revenus publicitaires était essentiellement basé sur les volumes de clics (cost per click), de vues (cost per view) ou de visite unique sur une page (cost per mille). Mais est-ce parce que qu’il est le plus représentatif de l’attitude des internautes sur une page web ? Pas vraiment.

Rares sont les lecteurs qui lisent effectivement un article de bout en bout. Ce n’est pas un hasard si l’édition US de Slate affiche le temps de lecture estimé pour un article. Chaque seconde compte, l’information doit être délivrée rapidement à un lecteur qui se lasse très vite. Ce choix du volume comme base de calcul est le résultat d’une simple habitude et d’une domination historique de Google Analytics et d’Adobe Omniture. Leaders du marché, c’étaient à l’époque les seules données dont ces outils d’analyse disposaient. Elles ont ensuite été adoptées par tous.

Ce modèle est néanmoins fragile. Quand on sait que 56% du trafic web est imputable aux bots et que 54% des encarts publicitaires achetés sont en fait invisibles pour l’internaute, ces (trop) rares investissements faits par les annonceurs sur les journaux en ligne plutôt que sur Google ou Facebook ne sont mêmes pas assurés d’être rentabilisés. Face à la fraude, le système de la publicité digitale est un château de cartes qui menace sérieusement de s’écrouler.

Et pourtant, cette méthode est appliquée de manière indifférenciée aussi bien aux sites de e-commerce qu’aux versions web de journaux, comme s’ils offraient le même type de contenu ou ciblaient le même profil d’internaute.

pexels-photo-171947

Elément déclencheur, péripéties, résolution ?

Le mode de sélection des données à prendre en compte est donc perfectible. S’il ne s’agit pas de renoncer à toutes les données mesurant les volumes, Brent Merritt de l’Université George Washington recommande dans son rapport d’enrichir la grille d’analyse à l’aide d’autres données, basées sur l’attention des lecteurs. Du point de vue des annonceurs, cela leur permettrait d’optimiser leurs investissements et de maximiser l’impact de leurs campagnes. Du côté des titres de presse, cela leur permettrait de savoir ce qui intéresse en premier lieu leurs lecteurs.

Cette solution était impossible à mettre en place au début de la monétisation des contenus sur internet, mais la donne change. Chartbeat permet ainsi aux journalistes de suivre en temps réel l’attitude des lecteurs face à un article depuis un tableau de bord. L’engagement de l’internaute, au-delà des commentaires ou partages de l’article, est mesuré à l’aide des mouvements du curseur ou du défilement de la page.

Le Financial Times est un des premiers titres à avoir offert ce mode de calcul des coûts. The Economist a pris sa suite en 2015 avec le Wall Street Journal mais ils restent pionniers. Par leur taille et leurs spécificités (un contenu de qualité, un lectorat engagé et prisé des annonceurs), l’expérience, aussi concluante soit-elle, n’est probablement pas généralisable à des publications plus confidentielles. Mais elle arrive à une heure où toute raison d’être optimiste pour le secteur est la bienvenue.

Too big to change ?

Si les lacunes du système actuel sont de plus en plus criantes, force est de constater néanmoins quelques réticences face aux évolutions possibles et même recommandées. Un changement doit s’opérer dans les mentalités aussi bien du côté des annonceurs que de la presse. Le succès d’un papier ne serait plus basé essentiellement sur les clics et les vues mais sur l’engagement réel du lecteur, à savoir, et avec humilité, le simple fait qu’il l’ait lu dans son entièreté.

Reste à garder en tête que le travail de journaliste ne doit pas être guidé par ces seules variables. Si l’on considère que le devoir d’information consiste à mettre en lumière des sujets ignorés du grand public, il faut rester lucide face à cette pression du résultat. Le risque de l’autocensure est grand quand on s’y confronte sous peine d’occulter purement et simplement des sujets de peur qu’ils ne trouvent pas de lecteurs. Enfin, si l’ambition affichée est de faire correspondre sujets populaires avec succès publicitaire, a fortiori dans un contexte de crise, la frontière entre logique business et définition de la ligne éditoriale semble de plus en plus ténue, un autre écueil à éviter.

 

Médias vs. Silicon Valley : le nouvel échiquier mondial

Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de la Prospective

« Le casse-tête numérique » : c’est le titre qu’avait choisi le Fonds des Médias du Canada en février pour son rapport de tendances sur la nouvelle chaîne de valeur des contenus. L’institut y analysait le bouleversement profond que traverse l’industrie des médias et du divertissement à l’heure de l’intelligence artificielle et de la domination sans partage des grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley.

Le FMC revient ce mois-ci avec une mise à jour de ses recherches. L’hégémonie des géants de la tech est-elle irrévocable ? Serons-nous obligés de nous plier à leurs règles du jeu pour survivre ? 

L’IA, nouveau carburant des médias

C’est désormais une évidence : l’IA est la grande révolution de notre époque. Les algorithmes se sont immiscés partout dans la chaîne de valeur des contenus, de leur création (les robots aujourd’hui sont capables d’écrire un scénario ou de peindre un tableau) à leur diffusion (dopée aux algorithmes de recommandation). En d’autres termes, contrôler l’IA aujourd’hui, c’est un peu être le roi du pétrole. Et c’est précisément ce qui arrive à Amazon, Google ou encore IBM, qui après avoir investi des milliards dans la recherche fondamentale, règnent aujourd’hui en maîtres sur le marché de l’intelligence artificielle.

En quelques années à peine, l’IA est devenue l’alpha et l’oméga des industries culturelles et créatives.

Avec, selon le FMC, trois enjeux à explorer :

Et dans tout ça, un défi commun à tous les éditeurs : celui de trouver un juste équilibre dans l’utilisation de l’IA, de la mettre au service de leurs activités et non pas de s’asservir à elle… et surtout, ne pas tomber dans le « tout algorithmique », être encore capable de faire découvrir l’inconnu et de laisser aux internautes la possibilité de se perdre dans cet univers connecté qui laisse de moins en moins de place au hasard.

La bataille des contenus

L’autre terrain de bataille des plateformes, et pas des moindres, est bien sûr celui des contenus eux-mêmes. Plus que jamais, la vidéo confirme sa place de leader des contenus consommés en ligne sur desktop comme sur mobile, et plus que jamais, les plateformes rivalisent d’investissements pour enrichir leur catalogue.

1

Une bataille à coup de milliards de dollars pour acquérir des droits de diffusion sportifs (voir le récent duel entre Twitter et Amazon pour diffuser les traditionnels Thursday Night Football aux Etats-Unis) et investir dans la création de programmes originaux. A l’instar des services de SVOD comme Netflix, Amazon ou Hulu dont c’est le cœur de métier, les plateformes sociales Facebook, Snapchat, YouTube et même Twitter misent gros elles aussi sur la création originale.

Avec une stratégie centrée autour de la non-fiction (talk shows, téléréalité, spectacles d’humour…), « moins coûteuse à produire que les séries dramatiques [et qui permet de réaliser] des économies d’échelle importantes en déclinant un format en plusieurs versions adaptées aux goûts d’auditoires locaux » selon le FMC.

2

Et pour séduire les spectateurs, rien de mieux que de s’associer à des grands noms du divertissement : Snapchat a ainsi débauché James Corden, vedette de YouTube avec son Carpool Karaoke, tandis que YouTube a conclu des partenariats avec les superstars américaines Ellen DeGeneres, Ryan Secrest ou encore Katy Perry. Dans cet univers où la concurrence fait rage, mieux vaut être prêt à sortir le chéquier pour briller !

Mais pour réussir à atteindre un public plus vaste, un autre défi – moins glamour – attend encore les éditeurs et les plateformes : permettre l’accessibilité de leurs contenus au plus grand nombre. Ce qui signifie ne pas s’adresser uniquement aux internautes disposant d’un accès à l’internet haut débit et d’une carte bleue, mais rendre leurs offres accessibles aux populations moins connectées et ne maîtrisant pas forcément l’anglais et le mandarin, langues reines du web. Pour cela, le FMC esquisse plusieurs pistes :

3

En bref : la bataille des contenus se mène au niveau du catalogue, certes, mais aussi et surtout au niveau de l’accès aux services. Car c’est ça le vrai défi pour les plateformes et les éditeurs : conquérir ces marchés en pleine expansion où le mobile et le haut débit commencent tout juste à se généraliser.

Alors comment survivre dans cet univers concurrentiel où les géants de la tech ne laissent aucune place aux acteurs dissidents ? En évitant toute posture de principe, en n’étant ni dans l’opposition systématique ni dans la collaboration aveugle avec les GAFAs. Savoir jouer sur tous les fronts : être présent sur les carrefours d’audience que sont les réseaux sociaux, tout en cultivant son indépendance et sa singularité. Et, pourquoi pas, explorer d’autres voies : celles des alliances entre petits acteurs, par exemple, à l’image de ce qui commence à se faire en France avec Gravity ou encore Skyline.

Ce rapport est présenté dans le cadre d’un partenariat éditorial entre le Fonds des Médias du Canada (FMC) et Méta-Media. © [2017] Tous droits réservés.

Liens vagabonds : Bataille pour la neutralité du Net aux U.S.

A RETENIR CETTE SEMAINE

Severin Millet, Le Monde
Severin Millet, Le Monde

FAKE NEWS / POST TRUTH

shutterstock_523987573

“MUST READ”

A VOIR

SURVEILLANCE / CONFIANCE / WINNER TAKES ALL

facebook-news-app

NOUVEAUX USAGES, COMPORTEMENTS

ap_16277587601480-e1499365132267

DISRUPTION, REVOLUTION, DISLOCATION

requestEmojis

1

journalist-1

MOBILITES / LIVE

360° / REALITE VIRTUELLE / REALITE AUGMENTEE

BOTS, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, AUTOMATISATION, BIG DATA, MACHINE LEARNING

machines-with-brains

NOUVEAUTES

RESEAUX SOCIAUX, PLATEFORMES

JEUX VIDEO / eSport

STORYTELLING

PUB

instagram-vs-snapchat-2

OUTILS  

Retrouvez la sélection des outils Méta-Media sur jTools

ES avec Kati Bremme

Lectures : nos recommandations pour cet été (1/2)

Méta-Media vient mettre un peu de culture sous vos parasols avec le premier volet de nos recommandations de lectures pour cet été ! A lire d’urgence pour mieux comprendre et apprécier le monde qui vient.

The Distracted Mind: Ancient Brains in a High-Tech World, Adam Gazzaley et Larry D. Rosen

Nous sommes obsédés par nos appareils électroniques et nous nous vantons de notre capacité à faire plusieurs choses à la fois – lire nos mails, répondre à un SMS, aller sur Facebook, regarder un clip… Mais on ne peut pas tout faire 24h/24, 7j/7 ! En montrant que nos cerveaux ne sont pas formatés pour être multitâches, cet ouvrage nous propose de repenser nos vies connectées sans pour autant abandonner les technologies modernes.

image003-203x300

The Science of Managing Our Digital Stuff, Ofer Bergman et Steve Whittaker

Nous avons tous une collection massive de données numériques : photos, vidéos, musique, emails… Mais pour y accéder, il faut d’abord les trouver. Et donc bien organiser nos dossiers digitaux. Ofer Bergman et Steve Whittaker, experts en gestion de l’information personnelle, comment l’architecture de rangement de nos données peut nous aider à gérer plus efficacement nos collections.

9780262035170_0

Age of Discovery: Navigating the Risks and Rewards of Our New Renaissance, Ian Goldin et Chris Kutarna

Dans cet ouvrage, Ian Goldin et Chris Kutarna nous proposent de nous inspirer de Michel-Ange et de Léonard de Vinci pour façonner notre propre âge d’or. De Gutenberg à Zuckerberg, de la découverte de l’Amérique à l’émergence de la Chine, il nous reste encore à vivre des moments de Renaissance qui pousseront l’humanité à donner le meilleure d’elle-même et à avancer.

9781472936370

À quatorze ans, Jack Ma, amoureux de la langue anglaise, promenait les touristes étrangers dans sa ville natale de Hangzhou. Quarante ans plus tard, il est devenu l’un des acteurs mondiaux les plus influents de l’économie d’Internet. Alibaba, l’entreprise qu’il a créée en 1999, joue à égalité avec les géants américains comme Amazon, et il investit dans les médias, la finance en ligne, la santé ou encore les vignobles. Quels sont les ressorts secrets de cette trajectoire exceptionnelle, alors qu’il n’appartient pas à la classe des « héritiers rouges » ? Comment a-t-il construit son groupe face à des concurrents redoutables et à un pouvoir chinois mal à l’aise avec le monde de l’Internet ?
Electre_979-10-252-0319-4_9791025203194
Demain, territoire de tous les possibles, sous la direction de Michel Lévy-Provençal
Notre génération est en train de vivre la plus grande révolution que l’humanité ait jamais connue : l’avènement de la technologie. Dans une vingtaine d’années, la science supplantera les principaux problèmes politico-socio-économiques et en posera de nouveaux. Comment opérer une individualisation des soins ? Travailler en toute liberté, est-ce possible ? Vivre jusqu’à cent ans, oui, mais comment ? Tant de questions dont nous seuls écrirons les réponses.
Demain-territoire-de-tous-les-poibles
En imaginant des solutions pragmatiques combinant avancées technologiques et réflexions philosophiques, Des robots et des hommes a pour but d’expliquer, à partir des mythes et fantasmes qui l’entourent, l’intelligence artificielle des robots et de préparer demain en proposant que ces futurs compagnons empathiques suivent des commandements éthiques. Laurence Devillers illustre son propos à l’aide de récits de fiction qui se déroulent dans un avenir proche, montrant l’impact sociétal que ces objets pas comme les autres auront sur nos sociétés.
9782259252270
Il y a 32 000 ans, vos très lointains arrières-grands-parents Oog et Aag dessinaient sur le mur d’une cave – une manière simple et naturelle de partager leurs pensées. Aujourd’hui, après des siècles de domination de la parole et de l’écriture, nous revenons à un monde centré sur l’image. Près de 90% des contenus partagés sur Internet sont maintenant visuels – selfies, GIFs, vidéos… Un retour aux premières lignes tracées par Oog et Aag, à un détail près : l’image est désormais dopée aux nouvelles technologies.
51Ul07QNHYL._SY346_
Hillbilly Elegy est une analyse passionnée et personnelle d’une culture en crise de la classe travailleuse blanche américaine. On a beaucoup parlé du déclin de ce groupe social, qui recule à petit feu dans la démographie américaine depuis 40 ans, mais jamais avec une plume aussi acérée. J.D. Vance raconte de l’intérieur ce que c’est que de naître – et de vivre – dans une classe sociale en crise.
27161156._UY400_SS400_
Avec Periscope, Facebook Live, YouTube Live ou encore Twitch, nous entrons dans une nouvelle ère. Celle où les réseaux sociaux et leurs milliards de membres deviennent des médias audiovisuels en direct, au plus près de la réalité. Les auteurs partagent ici leurs expériences de pionniers du live streaming conversationnel et leurs bonnes pratiques pour maîtriser ces nouveaux médias.
41bA0voevQL._SX356_BO1,204,203,200_

Propellor Film Tech : expérimenter les modèles d’affaires du cinéma de demain

Par Charles Stéphane Roy, Fonds des Médias du Canada. Billet invité

Une nouvelle génération de vecteurs d’innovation explore des modèles d’affaires audacieux pour le secteur des médias en s’inspirant de la technologie. C’est le cas du Propellor Film Tech Hub, une plateforme d’accompagnement destinée principalement à la création et la distribution de l’expérience cinématographique.

Le fondateur de Netflix Reed Hastings a récemment évoqué l’absence d’innovation dans l’industrie de la distribution en affirmant, non sans provocation, que le cinéma en salles n’avait pas évolué depuis les trente dernières années, peut-être à l’exception du popcorn.

La domination des grands groupes médiatiques, les financements à la baisse, le rétrécissement des fenêtres de diffusion causé par la vidéo sur demande et la fragmentation des revenus ont provoqué un certain conservatisme d’affaires dans l’industrie de la production médiatique.

Malgré tout, certains observateurs voient plutôt, dans cette conjoncture économique, une réelle opportunité de développement stratégique en empruntant la philosophie des jeunes pousses de la techno.

Les données, nouvel eldorado de l’innovation

Les entreprises médiatiques et culturelles travaillent à rattraper leur retard sur les autres industries, qui ont d’ores et déjà développé de nombreuses et lucratives solutions pour tirer profit des données massives générées par les utilisateurs.

À toutes les étapes de la chaîne de valeur en audiovisuel, les données sont devenues une denrée qui, utilisée avec imagination, peut engendrer de multiples bénéfices pour les artisans et les ayants droit : optimisation du processus de création; analyse du risque; gestion de la main-d’œuvre; identification de publics cibles; découvrabilité; etc.

Le Propellor Film Tech Hub, une initiative conjointe entre deux festivals (International Film Festival Rotterdam et CPH:DOX), un marché de films (European Film Market) et un studio d’innovation (Cinemathon), est l’un de ces nouveaux incubateurs d’affaires visant à provoquer le choc des idées entre les industries du cinéma et de la technologie, au même titre que d’autres récents vecteurs de bouleversements numériques comme la fintech (finance), la cleantech (énergies renouvelables) ou l’edtech (éducation).

Initié par les producteurs allemands Erwin M. Schmidt et Susanne Marian du studio Cinemathon, le Propellor Film Tech Hub se veut la seule plateforme d’accompagnement d’innovations technologiques destinée principalement à la création, la distribution et l’expérience cinématographique.

Dès 2015, Propellor a adopté une approche protéiforme avec la mise sur pied d’ateliers de co-création, de think tanks et, bientôt, d’un programme intensif d’incubation prévu à Berlin en 2018. C’est ce qui a permis de mettre en place un réseau international de collaborateurs, de penseurs, d’entrepreneurs, d’influenceurs et de technologues affichant une volonté commune à défier les idées reçues et de concevoir l’avenir du cinéma sous l’angle de la créativité numérique.

« L’industrie cinématographique a tout à gagner à développer des propriétés intellectuelles misant sur les nouvelles technologies et à adopter le mode d’opération des startups techno – design, itération, tests beta, dissémination progressive et croissance à grande échelle », a confié Erwin M. Schmidt en marge du Propellor Springboard tenu ce printemps dans le cadre du CPH:DOX.

02

Un manifeste interdisciplinaire

Onze mesures initiales à réaliser ont été identifiées durant la session think tank Propellor Speednic tenue en février lors de la Berlinale. Parmi celles-ci :

« À ce titre, nous souhaitons nous-mêmes devenir un vecteur d’action plutôt que de réflexion, en incitant nos collègues à développer puis expérimenter rapidement leurs idées afin de les valider de manière concrète et d’approcher des investisseurs, croit Schmidt. Les nouvelles technologies comme la chaîne de blocs (blockchain) et l’intelligence artificielle, tout comme l’économie de partage et le crowdsourcing, présentent des opportunités qui demeurent à être explorées par l’industrie. Or, c’est notre rôle de mettre en place les conditions favorables à l’éclosion de ces innovations. »

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous sur FMC Veille !

Cet article, publié sur FMC Veille, est présenté dans le cadre d’un partenariat éditorial entre le Fonds des Médias du Canada (FMC) et Méta-Media.

© [2017] Tous droits réservés.

Dans la course à l’IA, les médias de nouveau en première ligne

Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de la Prospective

Prenez deux représentants de multinationales américaines, deux créateurs de start-ups et deux journalistes, mettez les autour d’une table et attendez : il est fort probable qu’ils se mettent désormais à parler d’IA, car c’est LE sujet incontournable du moment. La table ronde organisée cette semaine à Paris par le GESTE n’a pas dérogé à la règle, et a vu un panel passionné échanger autour de la data, des chatbots et des algorithmes.

Alors qu’aujourd’hui l’IA comprend et prédit nos comportements, les médias sont de nouveau en première ligne pour essuyer les plâtres de cette nouvelle révolution. Car les machines voient, lisent, entendent et reconnaissent leur environnement… autant de missions qui sont aussi celles des médias.

Et dans un contexte de profond désamour du public, l’IA pourrait bien être la planche de salut pour ré-instaurer un lien de confiance entre les médias et les citoyens. Autant dire que c’est dès maintenant qu’il nous faut apprendre à travailler avec elle.

tr

Des médias dopés à l’IA

Une chose est sûre : nous avons intérêt à apprendre vite, car la machine ne nous attendra pas. Devant la croissance exponentielle de la donnée, l’intelligence artificielle, seule technologie capable de traiter nos milliers de milliards d’octets, est déjà devenue indispensable. Et cela est d’autant plus vrai, souligne le président d’IBM France Nicolas Sekkaki, que nous n’avons plus affaire à de la donnée structurée (c’est-à-dire déjà découpée dans un format préfédéfini, dans un formulaire par exemple), mais à de la donnée non structurée, bien plus complexe à exploiter.  

struct

Et pas besoin de chercher bien loin en quoi l’IA peut servir les médias : on pense bien sûr à l’affaire des Panama Papers, où la machine s’est révélée essentielle dans le décorticage des 2,6 terabytes d’emails et de documents saisis par les journalistes.

L’IA, remède à la thérapie de couple entre les médias et leur public ?

Mais le traitement de quantités massives de données n’est pas le seul avantage de l’intelligence artificielle pour les médias. Dans les salles de rédaction, l’IA est aussi appréciée pour son interface conversationnelle qui permet de développer une relation plus intime avec les lecteurs.

C’est le cas à L’Obs où les équipes des nouvelles écritures, dédiées à la recherche de formats innovants, ont développé deux chatbots qui racontent la politique autrement. L’idée ? « Utiliser Messenger comme une plateforme de diffusion pour des sujets éditoriaux spécifiques, feuilletonnés, avec un ton plus conversationnel », explique Audrey Cerdan, la responsable du projet. Même logique chez Nice Matin et Tibot, son « bébé robot expert de l’info locale », avec une vraie personnalité et un certain sens de l’humour, ou encore chez la start-up Jam, dont le chatbot s’efforce de créer « une relation avec les jeunes basée sur la confiance et la bienveillance », comme l’explique sa CEO (« Chief Emoji Officer » !) Marjolaine Grondin.

Voici à quoi ressemble une conversation avec Jam
Une conversation avec Jam

Et à ceux qui craignent que l’intelligence artificielle ne les remplace, rassurez-vous : pour l’heure, la machine a encore besoin de l’homme. Car l’IA ne crée rien ex nihilo, elle a besoin d’être nourrie de données pour apprendre, et pas n’importe lesquelles : des données qui soient pertinentes par rapport à son contexte d’utilisation. Une leçon que Nice Matin a apprise sur le tas, en observant les réactions de son chatbot parfois légèrement à côté de la plaque, comme l’explique son responsable digital Damien Allemand :

« On avait prévu toutes les réponses de notre chatbot, mais pas le comportement des humains, qui écrivent souvent… n’importe comment ! Au début, si vous écriviez ‘salut sava’ par exemple, Tibot ne comprenait pas et était tout simplement incapable de répondre. D’ailleurs, il comprenait le mot ‘salut’ dans le sens ‘au revoir’ ! ». Et oui, il faut tout apprendre aux IA, y compris les fautes d’orthographe, l’argot et les multiples sens des mots !

Car aujourd’hui, nous ne sommes plus à l’ère du mot-clé : notre nouvelle interface, c’est le langage naturel. Les IA les plus performantes comme Watson – l’intelligence d’IBM – sont capables de comprendre un discours, la personnalité celui qui le prononce et les émotions qu’il transmet. L’intelligence émotionnelle est d’ailleurs le nouveau terrain de jeu des chercheurs en IA, car désormais on ne traque plus seulement les clics, les likes et les durées de lecture ou de visionnage des contenus, mais aussi les émotions qu’ils provoquent chez les spectateurs… Et certains s’en font une spécialité, comme la start-up RealEyes et sa technologie de tracking émotionnel par webcam.

realeyes

Alors, l’IA va-t-elle vraiment augmenter les médias ?

Il semblerait bien que oui, d’autant qu’elle touche tous les acteurs de la chaîne de valeur ; des journalistes au public en passant par les annonceurs. Mais comme toute technologie, elle est à manier avec précaution : l’élection américaine a déjà montré que la curation algorithmique sur les réseaux sociaux avait créé une bulle de filtres particulièrement tenace, qui a empêché nombre d’observateurs de voir venir la victoire de Donald Trump. Nous devrons redoubler d’attention aussi quant à la protection de nos données personnelles, de plus en plus convoitées par les entreprises de la tech.

Mais l’intelligence artificielle, si elle est utilisée… intelligemment, constitue avant tout une triple opportunité pour les médias, comme le résume Anne Bioulac, du cabinet Roland Berger :

______________________

(*Full disclosure: table ronde animée par Eric Scherer, vice-président du GESTE)