Liens vagabonds old et new media

A RETENIR CETTE SEMAINE :

“MUST READ” :

ABUS DE POSITION DOMINANTE  – The winner takes all !

SAUVONS LA NEUTRALITE DU NET :

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SURVEILLANCE vs. CONFIANCE :

NOUVEAUX USAGES, COMPORTEMENTS:

téléchargement

DISRUPTION, REVOLUTION, DISLOCATION :

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MOBILITES / WEARABLES :

NOUVEAUTES :

SMART TV / STREAMERS / VIDEO / MULTI-ECRANS :

NETFLIX :

#SOCIALTV :

YouTube & Co:

HOLLYWOOD :

4K / U-HD

STORYTELLING :

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PUB :

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JOURNALISME 2.0 :

OUTILS :

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Journalisme web : 10 tendances pour 2015

Personnalisation, algorithmes et sécurité sont au coeur des tendances technos auxquelles doivent se préparer les rédactions dans les mois qui viennent.

Chaque année, en fin de conférence de lOnline News Association, la consultante et ex-journaliste américaine Amy Webb, passe en revue dans une salle comble, les technologies émergentes qui joueront un rôle important dans la collecte, la distribution et la consommation d’informations.

Voici le cru 2015 présenté ce week-end à Chicago :

1 – OBJETS CONNECTES PORTES SUR SOI (« wearables »)

Avant même l’Apple Watch, on comptait déjà plus de 250 modèles de montres connectées et des dizaines de dispositifs dotés de capteurs, type Fitbit.

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Faudra-t-il donc produire, éditer, titrer pour des lectures éclair de quelques mots ?

Pour l’instant, ces écrans sont surtout destinés à des mesures sportives, voire médicales. Mais demain, ils seront multi-fonctions et surtout beaucoup plus nombreux.

=> Ne pas hésiter à expérimenter sur ce nouveau type de récepteur et de transmetteur d’infos, notamment en pensant à l’audience féminine.

2 – COMPORTEMENTS ET MOTIVATIONS DE L’AUDIENCE, PLUS QUE LES SUPPORTS 

Les rédactions privilégient trop étroitement les contenus, puis viennent le support de réception adéquat et les différents écrans.

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Mais les plateformes du web, Amazon en tête, mettent les comportements et l’environnement du public au centre de leurs services et recommandations. La valeur y est créé aussi par l’extérieur. 

=> Créer des expériences et non plus seulement des contenus. Le journalisme traditionnel est de plus en plus incompatible avec nos terminaux. Chercher à développer des contenus pour les comportements et les motivations des gens, plutôt que juste pour les supports.

3 – TRI ALGORITHMIQUE POUR LA DISTRIBUTION D’INFOS

Chercher à délivrer et à formater l’info pertinente en fonction des activités.

De la vitesse de déplacement (captée par les smart phones), par exemple, qui est différente en jogging, en vélo, en voiture, en train. Les besoins sont différents. Les formats doivent l’être aussi.

Il y aura donc une version jogging, une version train, etc…

En fonction de la taille de l’écran, de son endroit dans la maison, au travail, à la gym, en dînant, en situation active, passive, pour un moment donné, en fonction de l’historique, des habitudes, de la géolocalisation, des besoins visibles dans l’agenda (professionnels ou personnels), pour briller en société ou réussir sa réunion.

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Exemples :

L’appli très personnalisée Reverb :

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Elle donne à voir en un instant la bonne quantité d’infos pertinentes sur la base des gens avec qui j’interagis : à quoi le monde s’intéresse, à quoi mon réseau social s’intéresse, à quoi je vais m’intéresser.

L’appli Nuzzel (créée par le fondateur de Friendster):

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Elle mouline instantanément les sujets importants évoqués dans mon réseau social, fait remonter les plus brillants, hiérarchise en fonction du temps que je peux lui accorder.

L’inconvénient est, come souvent, de trop filtrer les sujets, de passer à côté de choses importantes, de restreindre la vision.

=> Le défi sera d’aider à trier l’info pour chacun des membres de votre audience à l’aide des algorithmes. Ce qu’il faut afficher, ce qu’il faut omettre.

4 -TRI ALGORITHMIQUE POUR LA COLLECTE D’INFOS

Toujours l’appli Nuzzel :

Elle permet non seulement d’identifier les sujets qui intéressent votre réseau social ou une sélection de ce dernier, mais aussi les influenceurs des gens qui comptent pour vous dans ce réseau, comment ils (ou des journalistes) trient leurs infos, qu’est ce qu’ils privilégient, etc,

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Hélas une fonction en version Béta pour l’instant.

Les robots – journalistes : à l’instar de l’application développée par le Los Angeles Times pour produire et envoyer les premières alertes de tremblement de terre. Loin de remplacer le reporter, elle lui permet de se concentrer sur des tâches plus intéressantes et à plus forte valeur ajoutée.

=> Récolter tous les outils de tri possibles pour renforcer (et non remplacer) la rédaction.

5 – INFORMATIQUE COGNITIVE

Après avoir longtemps calculé, les ordinateurs se sont mis à apprendre (en ingurgitant des donnés) et sont devenus plus intelligents.

La très puissante appli Emu (messagerie + assistant personnel) combine intelligence artificielle et traitement du langage. Rachetée par Google, elle aligne agendas, lieux, avec les souhaits exprimés en combinant en temps réel les données du web avec ses infos personnelles.

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Les applis Donna (Yahoo), Cure (Apple) ont des fonctions similaires.

Microsoft Office 365 combine également les fonctions de Bing, avec les contenus du disque dur, de son réseau Facebook, de l’email, et de nombreux outils et applis.

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De même, les grosses capacités de l’ordinateur Watson d’IBM sont utilisées par de nombreuses grandes entreprises et peuvent être mises au service de rédactions.

=> Chercher à voir comment commencer à utiliser l’informatique cognitive et l’intelligence artificielle pour aider la rédaction et bâtir des outils plus intelligents pour l’audience.

6 – ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

Collecter et publier des contenus en utilisant les données de l’environnement immédiat. Les technologies BLE (bluetooth low energy, Beacons) et NFC (communication en champ proche) permettent ainsi l’échange d’informations à courte distance.

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Les stickers ( par ex ceux d’Estimote) peuvent ainsi servir de réseau de beacons.

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=> Créer des réseaux sociaux hyper locaux pour aider des micro-communautés à recevoir les infos pertinentes. En 2015 de plus en plus d’organisations vont utiliser BLE et NFC. Comment les rédactions peuvent-elles en profiter ?  

7 – REALITE VIRTUELLE

Nombreuses expériences de narrations très immersives, notamment via le dispositif Rift Oculus, récemment racheté par Facebook *.

D’autres vont arriver en 2015 par Samsung, Sony …

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=> L’adoption prendra du temps, mais les médias devront créer d’ici 2 ans des expériences immersives en réalité virtuelle pour rendre compte de situations et d’événements.Imaginez les webdocumentaires à la Snow Fall en immersif ! Ou tout simplement pour les infos de tous les jours ! 

8 – CONTENUS EPHEMERES

Chacun souhaite désormais des contenus à durée de vie limitée, qui disparaissent rapidement et s’autodétruisent.

Devrait permettre de réduire le bruit de son réseau social et de l’encombrement des sollicitations.

Après Snapchat, voir les applis Confide, Klroy, Versapp, Cluster, Blink (Yahoo), Slingshot (Facebook), Moments (Facebook),

Certaines proposent du chiffrement de bout en bout.

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Le média NowThisNews utilise déjà Snapchat pour délivrer des courts messages d’infos.

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=> Cette fonction devrait se généraliser dans les deux ans sur toutes les applis. Mais attention, les contenus ne peuvent pas être corrigés, car ils ont disparu. Tenter l’expérience sur une prochaine couverture en live blogging.

9 – SECURITE INFORMATIQUE ET PROTECTION DES DONNEES

C’est la plus grosse tendance et le bon moment de se mettre à protéger sa vie numérique et ses sources.

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=> Tester des outils de chiffrement d’email (PGP), le Black Phone sécurisé, ou les outils de partage protégés (du Guardian par exemple).

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10 – REPENSER LA MURAILLE DE CHINE 

Réinventer les frontières entre la rédaction et les équipes chargées du développement de nouvelles expériences pour l’audience.

Exemple d’une couverture du NYTimes :

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S’accaparer les données de l’audience pour comprendre les effets des contenus. A l’image de BuzzFeed qui a vu grimper son trafic de 250% en un an.

=> Gagner sur Internet passe par la science des données. Se doter d’une stratégie en matière de données pour aider la rédaction,

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Les « slides » de la présentation sont ici. Et pour mémoire, voici les compte-rendus du top 10 d’Amy Webb, CEO de Webb Media Group, de 2013, 2012, 2011 et 2010.

* (J’ai testé et raconterai sous peu l’expérience convaincante réalisée dans l’Iowa par le groupe Gannett via le quotidien Des Moines Register)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liens vagabonds old et new media

A RETENIR CETTE SEMAINE :

“MUST READ” :

A VOIR

SAUVONS LA NEUTRALITE DU NET :

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SURVEILLANCE vs. CONFIANCE :

NOUVEAUX USAGES, COMPORTEMENTS:

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DISRUPTION, REVOLUTION, DISLOCATION :

MOBILITES / WEARABLES :

ROBOTS, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, AUTOMATISATION, BIG DATA, MACHINE LEARNING :

NOUVEAUTES :

SMART TV / STREAMERS / VIDEO / MULTI-ECRANS :

AMAZON

NETFLIX :

#SOCIALTV :

YouTube & Co:

STORYTELLING :

PUB :

JOURNALISME 2.0 :

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OUTILS :

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Mobiles et réseaux sociaux ont pris les clés de l’info !

Et c’est Facebook qui a le trousseau ! 

Les chiffres de ces deux nouvelles voies d’accès majeures à l’information — intimement imbriqués désormais — sont de plus en plus impressionnants :

L’information de plus en plus reformatée par les réseaux sociaux et les mobiles. 

A Chicago, où se tient cette semaine la 15ème conférence annuelle du journalisme en ligne, Twitter et Facebook rivalisent pour montrer comment les réseaux sociaux utilisés surtout en mobilité, sont les nouveaux outils incontournables du public et des médias. En somme, des machines à engager l’audience.

« Le trafic venant de Facebook a quadruplé chez les grands éditeurs d’infos au cours de l’année écoulée », a martelé Liz Heron, responsable des partenariats « news » chez Facebook. « Et 80% du trafic sur Facebook vient des mobiles ». 

Alexis Madrigal, redchef-adjoint au magazine The Atlantic, admet ainsi « l’incroyable dépendance » croissante à l’égard de Facebook dont il estime ne pouvoir mesurer qu’à 30% l’impact réel. « Nous sommes beaucoup plus dépendants que nous le pensions ».

Parallèlement, il indique que, depuis quelques mois, plus de la moitié de son trafic vient des mobiles, prévoyant de voir ce taux grimper à 70% dans les deux ans.

Ce cap des 50% de trafic mobile a aussi été franchi cette année par CNN, le New York Times et le Guardian. 90% des abonnés de moins de 35 ans au New York Times y accèdent par mobiles ! Et en cas de « breaking news », 65% de son trafic vient des mobiles.

La session intitulée « #halfmobile » fut d’ailleurs la plus fréquentée cette semaine à Chicago ! Car « Le mobile est désormais la voie prioritaire pour s’informer », assure Madrigal.

Or aujourd’hui mobilité veut dire social !

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« Le trafic mobile EST le trafic social », résume Tony Haile, bien placé pour le savoir ! Il est pdg de Chartbeat, qui mesure l’audience en ligne de tous les grands médias d’infos.  

D’ailleurs « en six mois, Facebook est devenue une firme entièrement mobile », confirme Liz Heron. « Et Mark Zuckerberg ne veut plus voir désormais que les versions mobiles des projets ! 

Mais l’audience est sur Facebook et les journalistes sur Twitter ! 

« Nous ne représentons pas notre audience », déplore Tony Haile.

Le Pew Institute publie ainsi cette semaine une étude édifiante montrant comment les réseaux sociaux reformatent l’info. Facebook en tête où 30% des Américains s’informent désormais. 

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Les infos thématiques et de divertissement sont les plus populaires sur Facebook, à l’inverse de l’info internationale et de la science. Et seuls 28% des Américains qui s’informent via Facebook suivent les « breaking news ».

Pour y remédier « Facebook est en train de renforcer son équipe news en débauchant dans des grands médias US», révèle Liz Heron. Un groupe Facebook est dédié à l’info et un site pour les médias vient d’être créé.

Du côté de Twitter, où plus de 75% du trafic vient aussi des mobiles, la patronne des news, Vivian Schiller (ex PDG de la radio publique américaine NPR), a expliqué le rôle de boussole de l’info jouée par son réseau social qui entend jouer le rôle de « système d’exploitation des news ».

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Une boussole pour journalistes résumé par ce tweet :

Les usages et les pratiques sont décidément différents sur les deux grands réseaux sociaux, même s’ils ont tendance à se voler leurs meilleures fonctions.

Sur Facebook, les utilisateurs lisent 60% plus que les utilisateurs de Twitter, mais ceux de Twitter reviennent à 35% plus que ceux de Facebook, indique Chartbeat.

Facebook vient de copier Twitter en adoptant les « trending topics » tout en cherchant à améliorer la pertinence des infos qui apparaissent tandis que Twitter teste des présentations plus algorithmiques de la time lime en y ajoutant des favoris.

En somme, Facebook ne vous montre pas tout, Twitter vous en montre en plus. 

Impact sur les formats : surtout des contenus visuels

« Les formats essentiellement visuels » sont les clés du succès sur le nouvel accès dominant « mobile / social », estime Facebook, citant l’exemple de sa récente appli Paper.

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Avec l’impératif aussi d’être immédiatement intéressant ! « Ne commencez pas (un article, une vidéo) mollement ! ».

« Chaque paragraphe doit être écrit pour mobile », conseille le patron de Chartbeat, car « le comportement par défaut de l’utilisateur y est de partir ! « .  

Chez BuzzFeed, qui a tout misé sur Facebook, le nouveau CMS donne donc la priorité désormais au mobile, indique Alice Dubois, responsable des produits éditoriaux.

Le temps passé, d’ailleurs mesuré par Facebook, va devenir de plus en plus un critère important, notamment pour la pub en ligne, prédit Chartbeat. A l’instar des blocs de temps vendus aux annonçeurs par le Financial Times ou The Economist.

Vine – et son percutant format de 6 secondes– est bien sûr évoqué, notamment pour les jeunes. Mais ont été notés aussi à Chicago, les succès en mobilité des applis réussies d’infos Yahoo Digest et de Circa, qui au contraire des flux sans fin des réseaux sociaux, proposent un format limité d’infos.

Le point commun de ces nouvelles voies d’accès – et de plus en plus destinations—est en tous cas de considérer l’information comme un service et non plus comme un contenu. Une révolution pour ceux qui continuent de croire que le monde entier attend ce qu’ils ont à dire !

 

What’s next ? L’intelligence artificielle va transformer Internet

Un conseil : pour entrevoir les technos de demain, suivez les capital-risqueurs !

Ils se bousculaient cette semaine à Boston à la conférence annuelle EmTech du MIT consacrée aux technologies émergentes pour jauger des dernières avancées en robotique, intelligence artificielle, neurosciences, technos cognitives, internet des objets, nouvelles imprimantes 3D, comme en énergies renouvelables ou en sécurité alimentaire.

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Voici ce que j’ai retenu de la pointe avancée de la high-tech mondiale :

Intelligence artificielle, « machine learning » et « deep learning » concentrent tous les efforts

« Celui qui gagnera la bataille de l’intelligence artificielle, gagnera celle de l’Internet », prédit Andrew Ng, scientifique-en-chef chez Baidu, 1er moteur de recherche chinois.

Pour cet ancien responsable du projet « Google Brain », toujours installé dans la Silicon Valley à la tête de son nouveau laboratoire, les choses sont simples : « l’intelligence artificielle va transformer Internet. Un Internet, qui, après avoir été dominé par le texte, va l’être par la voix et l’image ». « D’ici 5 ans, la moitié du search sera réalisé par la parole et par des images », assure Ng.

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Neuro, le mot-clé du moment !

En intelligence artificielle, les techniques de « deep learning » font appel à des algorithmes brassant d’énormes quantités de données à l’aide de très grosses puissances informatiques. En s’inspirant de modèles neuronaux en réseaux, les machines  apprennent. L’arme secrète est ici la taille : plus les échantillons et les connexions sont importants (en milliards), meilleurs sont les résultats.

La reconnaissance vocale, celle des visages, ou des publicités figurent parmi les premières applications concrètes de ce type d’intelligence artificielle. Tout juste lancé, « Baidu Eye » assistant de connaissance porté autour de la tête, est doté d’une caméra qui reconnaît et d’un micro qui chuchote à l’oreille les résultats.

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D’autres applications sont à prévoir en imagerie médicale, en géo-localisation.

Promesses et conditions de l’internet des objets

Une des promesses les plus séduisantes du tout Internet réside dans la combinaison des technologies où sont associées intelligence artificielle, modélisation prédictive, amélioration des batteries, meilleure gestion en temps réel de l’offre et la demande.

Aujourd’hui, « les systèmes ne sont ni intégrés, ni coordonnés, ni résilients », et 60% de l’énergie est par exemple gaspillée !, regrette Bryan Hannega, responsable du labo public américain sur les énergies renouvelables NREL.

« Il faut aussi que les gens aient envie de ces objets (importance du design et de l’interface), qu’ils soient en mesure de contrôler l’expérience enrichie, et qu’ils perçoivent une amélioration dans leur vie quotidienne », estime Yoky Matsuoka, VP de Nest et prof de robotique au MIT.

Beaucoup d’innovations dans les drones, nouveaux outils de création de contenus

Après les drones militaires et les drones de loisirs à bas coût, l’heure est aux drones commerciaux, même si toutes les autorisations officielles ne sont pas encore données.

Caméras volantes, les drones deviennent désormais des plateformes de créations de contenus et de données diffusées instantanément pour de multiples usages : médias, agriculture, secours, surveillance, …

Apprendre aux robots à travailler avec les humains

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C’est un des principaux défis à l’heure où les robots se multiplient. Dans les usines, ils restent à part, souvent derrière des cages pour réaliser des tâches précises et répétitives. Mais de plus en plus sûrs et intelligents, ils se rapprochent des hommes et apprennent à collaborer dans l’espace.

Désormais propriété de Google, Boston Robotics a présenté Atlas, son robot humanoïde, capable de marcher sur tous les terrains, d’ouvrir des portes, de s’asseoir dans un véhicule…

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Leur reste toutefois beaucoup à appendre : ils restent faibles dans la coordination, la dextérité, la synthèse de connaissances.

IBM Watson vend ses services à de nombreux secteurs

Depuis sa spectaculaire victoire au jeu télévisé Jeopardy en 2011, l’ordinateur vedette d’IBM a appris à reconnaître la parole et continue d’apprendre de ses expériences. Il vend désormais ses services (cloud et API) aux industries de la santé et de la finance, toutes deux obligées de traiter rapidement des myriades de données, devenus trop nombreuses à ingurgiter pour les humains.

Il permet de lister des hypothèses, de hiérarchiser des propositions, d’exclure des solutions.

Les prochains secteurs visés sont le juridique, l’éducation et la police.

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Mais pour Watson aussi, des progrès restent à faire. Il a toujours du mal à évaluer l’ambiguïté d’une situation, à trier des dialogues humains dans le bon contexte, à clarifier une question imparfaite.

Début d’une nouvelle ère de meilleure compréhension numérique  

« Nous vivons, en ce moment, une nouvelle révolution, celle de la compréhension numérique »assure Andrew Lippman, directeur de programmes au MIT Media Lab.

Cette nouvelle compréhension est permise par « quatre évolutions arrivées à maturité » :

  1. Les données qui, après avoir été mises en silos, révèlent des informations et alimentent la connaissance. Ce n’était pas le cas il y a 2 ou 3 ans. Reste à mieux interpréter et représenter.
  2. Les capteurs, désormais installés sur chaque individu, via le smart phone.
  3. La reconnaissance des humains par les machines (vocale, faciale, émotionnelle)
  4. La compréhension de l’espace par les machines.

 Mais indispensable réinvention de l’éducation et des institutions

Pour faire face aux problèmes sociaux liés à la disparition de nombreux jobs tués par l’automatisation galopante, il sera crucial de transformer l’éducation « en privilégiant la créativité sur la routine et la répétition », résume Andrew Ng, également fondateur des cours en ligne Coursera.

Les changements vont être beaucoup plus rapide que lors de la révolution industrielle au 19ème siècle quand il fallait seulement adapter progressivement les générations suivantes. Cette fois, les gens seront eux-mêmes directement touchés.

« Honte à nous si nous ne trouvons pas les moyens de partager la nouvelle prospérité en accélérant la réinvention du système éducatif, fiscal et les institutions », estime Erik Brynjolfsson, directeur au MIT et co-auteur du best-seller de l’année « The Second Machine Age ».  

 « Objectif Lune ! » La méthode Google est plébiscitée : faire x 10 !

Au lieu de chercher des améliorations par paliers incrémentaux, visez la lune !

Ne pas chercher à améliorer de 10%, mais faire x 10 ! C’est-à-dire décupler l’innovation pour trouver des solutions à d’énormes problèmes.

C’est la méthode du fameux labo « Google X » d’où sortent ses projets les plus fous : voiture autonome Google Car, Google Glass, ballons stratosphériques pour se connecter à Internet, lentilles de contacts connectées pour doser son glucose, drones-livreurs, etc…

En d’autres termes, « repartir de zéro », nous dit son boss, Astro Teller, qui pilote 250 personnes parmi les plus brillants de Google à Mountain View. Il travaille notamment aujourd’hui sur la localisation en intérieur ou à tenter d’aspirer les mauvaises molécules du corps humain !

« Solve for X » est une des plateformes qui montre les travaux en cours.

Nommée par Obama, la nouvelle CTO des Etats-Unis, Megan Smith, en vient !

Enfin, ne ratez pas cette keynote de Steve Jurvetson, donnée il y a peu à Stanford sur le deep learning et mise en ligne cette semaine:

Jurvetson ? Un autre VC !

Suivez les, vous dis-je !

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ps :

 1 – Beaucoup aussi de promesses et d’innovations à EmTech, organisée par la prestigieuse MIT Technolgy Review, en matière d’exploitation des données pour la santé, en matière d’édition génétique, d’imprimerie de tissus du vivant, de production de viande et de cuir en usine à partir de cellules souches !

2 – Le Forum de Davos vient aussi de publier sa liste des 10 technologies émergentes actuelles. Elles se recoupent largement : 

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Netflix : trafic en France déjà significatif

Par Jérôme Derozard, consultant pour France TV Editions Numériques et entrepreneur 

Les chiffres sur le trafic généré par Netflix en France sont encore rares, et les grands Fournisseurs d’Accès à Internet se gardent bien de les publier. Heureusement il existe en France des « petits » FAI locaux ou régionaux plus transparents. 

C’est le cas du fournisseur « K-net », basé à Saint-Genis-Pouilly dans l’Ain (moins de 10.000 abonnés dont un grand nombre via fibre optique), qui publie sur une page le bilan en quasi temps réel du trafic internet entrant et sortant sur son réseau, classé par « AS », un autre réseau ou entreprise disposant de ses propres politiques de routage vers le FAI.

Les plus gros « AS » sont soit des opérateurs télécoms, des opérateurs internet type « CDN » (réseaux de distribution de contenu) ou des sites générant un trafic important, comme Google ou Netflix.

Qu’apprend-t-on à la lecture des statistiques de ce petit opérateur français ? Que Netflix est déjà dans le top 10 des « AS » générant le plus de trafic vers le réseau de K-net (et donc à destination de ses abonnés), avec des pointes en début de soirée représentant environ un tiers du pic de trafic provenant de Google (surtout Youtube).

Trafic à destination (en positif) et en provenance (en négatif)  de Netflix, sur la journée du 24 Septembre :

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Trafic à destination et en provenance de Google sur le 24 Septembre :

A2

On observe que l’intégralité du trafic est descendant, de Netflix vers l’opérateur, alors que Google génère également un trafic (certes très limité) montant de l’abonné vers son réseau, notamment par l’intermédiaire de ses services « user generated content ».

Autre constatation, Netflix génère déjà un trafic équivalent voire supérieur à celui provenant de gros opérateurs internet qui fournissent de la connectivité à certains sites français de vidéos (y compris Pluzz de France Télévisions), tels que Level 3, Akamai ou Limelight :

Trafic Level 3 :

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Trafic Akamai :

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Trafic Limelight :

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On notera également le trafic en provenance et à destination de Justin.tv, c’est-à-dire aujourd’hui Twitch.tv, racheté par Amazon le mois dernier pour 1 milliard de dollars :

Trafic entrant / sortant de Justin.tv / Twitch.tv:

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A comparer au trafic d’un autre site de vidéo, Dailymotion :

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Ces chiffres représentent bien sûr un nombre très limité d’abonnés, n’incluent pas de  services « managés » (flux passant par le propre réseau de l’opérateur, via ses « box »), concernent principalement des abonnés très haut débit (qui consomment plus de vidéo haute définition) et ne donnent pas d’indication sur les résultats commerciaux de l’offre Netflix (nombre d’abonnés, durée de visionnage…).

Néanmoins ils donnent déjà un aperçu de l’impact en termes de quantité de données générées par le service Netflix une semaine seulement après son lancement. Au vu de ces chiffres, pas étonnant que les grands FAI français souhaitent mettre en place des accords de « peering » (interconnexion spécifique entre leur réseau et celui de Netflix).

A noter aussi qu’en Belgique, pour son 1er weekend d’exploitation, Netflix représentait déjà 10% du trafic internet du FAI Telenet ! 

Merci à Stéphane Bortzmeyer ( @bortzmeyer ) pour le lien.

Naviguer dans les 100.000 catégories de Netflix

Les équipes de Netflix ont lâché leurs algorithmes la semaine dernière sur six nouveaux pays européens, dont la France, puis … sont reparties en Californie ou aux Pays-Bas.

Depuis leurs automates de recommandation moulinent (ou pas, comme dimanche soir en France !) les méta-données, et permettent à l’utilisateur d’affiner ses choix, en fonction de ses goûts, son historique de conso et ses amis Facebook connectés.

Il peut ainsi se doter d’une rangée de « Sentimental Military Movies based on real life« , ou de « Exciting East Asian Kung Fu Movies from the 1980s » ou encore de « documentaires sur l’Inde à partir d’ouvrages des années 40 » , etc.

La liste des catégories de Netflix commence par l’url :  http://www.netflix.com/WiAltGenre?agid=1 . Il suffit donc de changer la valeur du paramètre « agid » pour naviguer à travers les 80.000 sous-genres. 

Les films français sont ici ! 

Et visiblement, un passionné (ou un hacker) a fait une feuille Google de toutes ces 100.000 sous-catégorieshttps://docs.google.com/spreadsheets/d/1eISFvq42Sll10xekyV-XQdwoG7_gjZpreNG40Pz8G0k/edit#gid=2125244376

Accrochez-vous !

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Avec l’aide de mon collègue du @rclab de Radio Canada, Guy St-Onge. 

Vers un Habeas Corpus numérique ?

Par Clara Schmelck, journaliste médias à Intégrales Mag, billet invité 

A qui appartiennent les données personnelles ? L’exploitation généralisée des données ouvre t-elle de nouveaux droits pour les citoyens ? La conférence annuelle du laboratoire d’idées du Forum d’Avignon, hier à Paris, a introduit une « déclaration préliminaire des Droits de l’Homme numérique ». 

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La data, un enjeu pour la démocratie

«La question de savoir à qui appartiennent les données personnelles sera l’une des principales questions politiques d’avenir.», avait prévenu Mathias Döpfner, président du groupe de presse allemand Axel Springer, dans une lettre ouverte du 16 avril 2014 où il mettait en garde contre l’absence de législation pour réduire le pouvoir de Google sur les données appartenant aux internautes.

En 1679, l’Habeas Corpus défendait pour la première fois le principe que tout homme a le droit d’être le maître de son propre corps et de ses biens. Presque cinq siècles plus tard, la data renouvelle le débat politique et éthique sur les libertés individuelles.

Le traitement de méga-données par les gouvernements représente un enjeu pour la démocratie, estiment les signataires du projet de Déclaration des droits de l’homme numérique présents à Paris à l’occasion du Forum d’Avignon. Avant de discuter des lois sur le numérique dans les parlements, il faut doter la data d’un texte universel qui porte sur des principes inaliénables. Les auteurs du projet de déclaration voudraient voir porter leur texte par le Conseil de l’Europe et l’Unesco.

Premier aspect d’une démocratie : la transparence et l’équité. Le projet de déclaration insiste sur la transparence des Etats dans la façon de collecter les données. Il souligne le rôle des collectivités publiques dans le partage équitable des données et l’ouverture des réseaux et infrastructures. Si l’Open Data a pour vocation de rendre la ville plus intelligente, c’est afin que les citoyens vivent en meilleure intelligence.

Deuxième aspect d’une démocratie : le respect de la vie privée des individus. « Devenus l’enjeu, la monnaie et le moteur d’une société pilotée par les données, les données personnelles constituent l’ADN numérique de chaque individu. Elles dévoilent ses valeurs culturelles et sa vie privée. Leur protection contre les manipulations constitue un enjeu démocratique majeur. « , prévient le projet de déclaration. Netflix, par exemple, consacre 380 millions de dollars à la donnée dans son budget, soit 9%. Jusqu’où le service de vidéo à la demande aura le droit de s’immiscer dans les données personnelles de ses utilisateurs pour cibler toujours plus finement leurs désirs ?

Enfin, corrélat d’une démocratie : la diversité culturelle, évoquée longuement au Forum d’Avignon àParis. Les algorithmes basés sur la collecte et l’analyse des données des utilisateurs sont de nature à influencer les pratiques culturelles dans le monde. Les GAFA favorisent ainsi leurs propres produits ou ceux de leurs partenaires au sein de leur moteur de recherche. Les organismes culturels, à l’instar des musées, se sont mis à utiliser à leur tour les affinités prédictives pour mieux cibler leur public, et répondre à ses attentes. Il faut donc que les citoyens aient le droit de prendre connaissance des données traitées par les algorithmes qui génèrent ces affinités prédictives, afin de juger — par eux-même– de la pertinence.

datadada

Concilier sécurité et libertés  

Graver dans le marbre une déclaration universelle des droits de l’homme numérique ne résout cependant pas encore les contradictions qui caractérisent en fait la relation de la société civile à la data.

Comment concilier protection des données et liberté d’innovation ? Encadrer la data de contraintes juridiques ne risque t-il pas de freiner la recherche ? A moins que justement, l’effort technologique ne s’oriente vers la protection des données, et mène à des innovations, françaises notamment, en matière de sécurité et de transparence des données personnelles.

Comment, dans les faits, concilier sécurité et libertés dans la protection des données, quand le citoyen numérique est partagé entre le souhait paradoxal d’accéder librement à la totalité des données…tout en sécurisant librement les siennes ?

Les contours du grand « projet de loi numérique » sont en train d’être esquissés par le gouvernement, qui a chargé le Conseil National du Numérique (CNNum) d’engager dès la fin du mois de septembre des concertations auprès de la société civile. Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique, a déjà indiqué que l’accent sera mis sur la problématique de la protection des données.

A suivre !

par @ClaraSchmelck 

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