Mister Geopolitix : « Je propose une sorte de “C’est pas sorcier” de la géopolitique »

S’il cultive une présence plus discrète que ses confrères HugoDécrypte ou Gaspard G, Mister Geopolitix trace sa route avec la même longévité. En dix ans sur YouTube, « une antiquité en temps internet », Gildas Leprince a su fidéliser 307 000 abonnés en rendant concrets des enjeux géopolitiques parfois abstraits : « dronisation » des conflits en Ukraine, migrations internationales, services de renseignement aux États-Unis, cartels au Mexique ou pêche illégale en Guyane. Ce vulgarisateur indépendant, autodidacte et passionné, obéit à une ligne claire : récolter sa matière première sur le terrain, donner la parole aux experts et privilégier la pédagogie à la course au clic.

Par Alexandra Klinnik, MediaLab de l’Information de France Télévisions

Cette démarche a un coût : 3 000 euros pour une semaine en Ukraine, 2 500 euros pour 10 jours à la frontière birmano-thaïlandaise… « Le journalisme et la création de contenu, ce n’est pas un métier qu’on choisit en espérant rentabiliser son taux horaire », rappelait-il sur ses réseaux. Seul aux commandes, il doit composer avec le manque de temps, de moyens et de contacts. Avec sincérité, il nous ouvre les coulisses d’un métier qu’il façonne au quotidien, entre grand reportage, vulgarisation et création vidéo, et se livre sur le coût réel de sa longévité. En exposant ses doutes, Mister Geopolitix met en lumière la vulnérabilité de cette nouvelle génération d’informateurs et l’urgence de réinventer leurs modèles de financement, à l’heure où YouTube est devenu une autoroute de l’information.

Après plus de dix ans à produire du contenu sur YouTube, comment définissez-vous votre place dans le paysage de l’information aujourd’hui ?

Je me considère avant tout comme un vulgarisateur. Je propose une sorte de « C’est pas sorcier » de la géopolitique, à rebours de l’actualité chaude. Mon travail repose sur le terrain et les échanges avec des experts, avec l’objectif de synthétiser des sujets aussi complexes que les services de renseignement ou la rivalité entre les pays de l’OTAN et la Russie au début de la guerre en Ukraine. Je ne suis pas aussi prolifique que d’autres créateurs à l’image de Gaspard G ou HugoDécrypte, qui s’appuient sur de véritables équipes de production pour publier très régulièrement. Travaillant seul et en immersion, je privilégie le temps long pour explorer mes sujets, fort de la confiance obtenue de certaines institutions et de certains experts.

Au-delà de cette démarche, vous expliquiez récemment qu’assumer le terme « journaliste » pouvait parfois poser problème. Pourquoi ?

En réalité, l’étiquette varie selon le contexte. Je mets en avant le travail journalistique pour asseoir la crédibilité du projet, et je me définis comme créateur de contenu pour toucher un public plus jeune. En revanche, s’il m’arrive d’être bloqué aux douanes avec mes caméras, je dis simplement que je fais du contenu de voyage pour éviter les problèmes. Tout est exact, mais je choisis l’angle. Il y a le terme « influenceur » qui est vrai en soi : je vis de la publicité, de l’influence, même si celle-ci n’a pas d’incidence sur mon contenu. Mais c’est un mot que je n’apprécie pas trop. On se dit qu’un influenceur est prêt à perdre son âme pour un shampoing, alors que dans mon cas, il y a un vrai processus de sélection des partenariats. Ce terme est d’autant plus réducteur quand on se casse la tête à prendre des risques et à rencontrer des personnalités majeures comme Zelensky. Mais il peut aussi ouvrir des portes : au sommet de l’OTAN, les organisateurs ont privilégié les « influenceurs » pour toucher un public plus jeune, me permettant l’accès alors qu’une centaine de journalistes se voyaient refuser l’entrée ! C’est bien la seule fois de ma vie où j’étais ravi qu’on me qualifie d’« influenceur » !

Au-delà du titre, la démarche reste la même : j’applique une déontologie acquise au contact de grands reporters, comme Charles Villa, avec qui je suis parti au cœur des cartels au Mexique, en Arctique et en République démocratique du Congo, ou de lauréats du prix Albert-Londres. Je reste humain, avec mes biais personnels. Il m’arrive de commettre des erreurs et de le reconnaître publiquement, en épinglant un commentaire sur ma chaîne, par exemple.

Quelle est précisément votre plus-value par rapport à une rédaction qui dispose de journalistes et de budgets supérieurs ?

Je citerais d’abord la liberté éditoriale. Je suis capitaine à bord : si un événement se produit en Iran et que je ne pense pas avoir de plus-value à apporter, je ne suis pas obligé de le traiter. À l’inverse, si je travaille déjà sur un sujet, je peux décider de rester sur le terrain et de l’approfondir. Je ne suis pas accaparé par l’actualité chaude. C’est aussi ce qui me permet de faire de la vulgarisation. Sur internet, l’information abonde ; ce qui manque parfois, c’est le temps pour faire les liens entre les événements et les remettre dans leur contexte. Ce qui s’est passé en Iran peut être lié à la géographie du détroit d’Ormuz, à la stratégie américaine ou à l’histoire de la région. Comprendre ces connexions prend du temps, et c’est là que je pense pouvoir apporter une plue-value. Enfin, il y a la liberté de ton. Ça vient de mes tripes. Je suis un passionné. Ça se ressent vraiment à l’écran. Ça ne veut pas dire que c’est impossible à la télévision ou sur les canaux traditionnels, L’Effet papillon (une émission de télévision consacrée à l’actualité internationale diffusée de 2006 à 2018, NDLR) était bien proposé avec un concept ultra frais, mais je pense qu’internet est le lieu le plus approprié grâce à la liberté de ton.

« Sur internet, l’information abonde ; ce qui manque parfois, c’est le temps pour faire les liens entre les événements et les remettre dans leur contexte. » 

Comment éviter de faire de la simple « com » quand vous intégrez des dispositifs officiels comme celui de l’Élysée ou ceux des Armées ?

Pour garder de la distance par rapport aux personnes interviewées, je m’impose de ne pas publier la vidéo immédiatement : cela me laisse le temps d’interroger d’autres acteurs qui ne font pas partie de cette sphère-là. C’est ce que j’ai fait quand j’ai suivi le président de la République en Inde. J’ai observé la manière dont il s’est intéressé aux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), aux pays émergents du Sud global, et comment se sont déroulées les négociations ou les relations diplomatiques. Même si l’information ne sert pas immédiatement, elle prend une valeur atemporelle pour comprendre la communication entre plusieurs États. C’est ma façon de me protéger. La difficulté avec l’actualité internationale, c’est son rythme très rapide : sortir un sujet deux mois plus tard peut conduire à être hors course. Mais publier dans l’immédiat augmente le risque de servir un narratif, et ce n’est pas mon rôle. En contrepartie, la vulgarisation me donne un accès privilégié parce que je ne fais pas d’investigation. Je ne suis pas là pour révéler un scandale qui s’est passé dans les Armées ou à l’Élysée. Mon approche reste plus pédagogique : elle permet, par exemple, de monter sur un porte-avions pour expliquer le rôle de cet outil, son fonctionnement et ses enjeux.

Par ailleurs, les institutions ne visionnent jamais mes productions avant publication. La seule exception concerne les sujets touchant au secret-défense. Si l’on filme, par exemple, un écran radar, un expert d’un pays adverse qui recoupe l’information pourrait en déduire la portée des équipements en question. En revanche, pour certains formats courts verticaux clairement identifiés comme « collaboration commerciale », il s’agit de vrais partenariats avec des institutions. Dans ce cadre, nous coécrivons la vidéo et le client dispose d’un droit de regard, puisqu’il s’agit d’un travail de commande rémunéré.

Illustration : Capture d’écran du compte Instagram de Mister Geopolitix avec Emmanuel Macron.
Quelle est la place des partenariats dans votre modèle économique ?

La publicité représente entre 70 et 80 % de mes revenus. Je suis « un homme-sandwich ». J’intègre des encarts publicitaires : par exemple, au milieu d’une vidéo sur le terrain, je fais une pause d’une minute sponsorisée par un VPN, une école de géopolitique ou un forum, puis je reprends le fil. Il y a ensuite une autre forme de partenariat : les vidéos entièrement pensées avec un annonceur. C’est plus contraignant, car ma marge de manœuvre est plus réduite, mais cela se fait généralement en bonne intelligence. C’est l’expérience que j’ai eue lors de mon second voyage en Ukraine, en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF). Les élus menaient une campagne pour encourager les jeunes à s’investir dans la citoyenneté. J’ai suivi Marc-Antoine, un humanitaire de la protection civile sur place : cela me convenait parfaitement, puisque j’ai pu traiter mon sujet comme je le voulais, tout en répondant aux objectifs de leur initiative. Ce genre de format reste moins fréquent, mais il est mieux rémunéré, car il demande un engagement plus fort.

Il y a aussi les bourses, même si cela reste rare. J’ai notamment pu bénéficier de celle du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) à plusieurs reprises (bourse aujourd’hui suspendue, NDLR) pour un montant cumulé de 80 000 euros. Ces aides financières me permettent d’investir directement dans le contenu : couvrir mes frais de déplacement et rémunérer des journalistes. Sans ces soutiens, cela change la donne. Il y a peut-être deux fois moins de vidéos qui sortent. Grâce à mon audience (qui a globalement moins de 40 ans), j’ai également eu des opportunités dans l’édition : des maisons d’édition sont venues me proposer d’adapter mes sujets au format papier. C’est un risque limité pour elles, car elles savent qu’une communauté est déjà là. J’ai ainsi publié des livres, des bandes dessinées adaptées de mes reportages de terrain, un atlas de géopolitique ou encore un jeu de société. Cela prend du temps, mais permet une entrée d’argent rapide à la signature du contrat, puis potentiellement des droits d’auteur par la suite, une fois l’ouvrage publié. Je donne aussi des conférences rémunérées de temps en temps.

« La vulgarisation me donne un accès privilégié parce que je ne fais pas d’investigation. »

Vous aviez également lancé votre propre plateforme de streaming. Quel en était le principe ?

Cette plateforme, baptisée Mister Geopolitix TV était pensée comme une sorte de petit « Netflix de la géopolitique ». Alors que mes contenus habituels sont gratuits sur les réseaux, nous achetions les droits de reportages et de documentaires du monde entier pour alimenter cette chaîne. Pour 2,50 € par mois, mon audience y avait accès. Cela m’assurait un revenu complémentaire intéressant, mais le service a fermé lorsque mon partenaire a cessé cette activité. J’ai essayé de la relancer, car elle apportait une vraie valeur ajoutée : les 10 % les plus passionnés de mon public (ceux qui préparent Sciences Po, l’Élysée ou le ministère des Affaires étrangères) étaient prêts à payer cet abonnement pour accéder à 500 documentaires. Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé d’équivalent côté partenariat.

Justement, quand vous avez cette possibilité, comment choisissez-vous les journalistes avec lesquels vous collaborez ?

Je me suis simplement entouré de deux personnes qui travaillent déjà dans d’autres médias. Ponctuellement, je fais appel à elles pour du montage d’interview ou de la recherche documentaire, par exemple sur les migrations, la guerre hybride ou la dissuasion militaire, et je les rémunère à la prestation, sur facture. Je n’ai clairement pas les moyens de salarier quelqu’un à temps plein, même si j’aimerais beaucoup.

Faites-vous appel à une agence pour vous épauler sur la partie commerciale ?

Depuis quatre ans, je travaille avec LoopIn, une agence qui gère mon profil et celui d’autres créateurs éducatifs (comme Cyrus North, NDLR). Notre collaboration fonctionne dans les deux sens : je lui transmets les opportunités que je reçois, et elle recherche des partenariats adaptés à mes futures vidéos. Spécialisée dans les contenus éducatifs, elle m’apporte un recul stratégique pour protéger mon image de marque. Dès que j’ai un doute sur la fiabilité d’un projet, nous en discutons. Cela me permet de lui déléguer toute la partie commerciale pour me concentrer sur le terrain et la production. En contrepartie, elle se rémunère au pourcentage, selon les standards du milieu.

Êtes-vous accompagné par YouTube notamment via son programme « Next gen news » ?

J’en fais partie. Même si ça ne fait pas tout et que ça reste moi qui fournit tous les efforts, il faut reconnaître une chose : de toutes les plateformes, YouTube est la seule à offrir un accompagnement aussi professionnel. Là où TikTok ou Instagram, bien plus informatifs que le premier, se contentent de conseils généraux pour le grand public, YouTube propose un suivi sur mesure pour les créateurs sélectionnés. C’est une vraie chance d’intégrer un pool. Son programme « Next gen news », lancé il y a peu de temps, aide les vidéastes à faire face à leurs défis. Sur internet, la forme évolue si vite qu’une vidéo réussie aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus dans six mois. Ce programme nous apporte une analyse précieuse : en étudiant mes statistiques, il me signale par exemple à quel moment l’audience décroche ou pourquoi une miniature manque d’impact. Cet accompagnement global prend la forme d’échanges à la demande, d’un bilan tous les deux ou trois mois, mais aussi d’événements physiques. Ces rencontres nous permettent de retrouver d’autres créateurs (comme les anciens d’Hugo Décrypte ou Gaspard G) : c’est une vraie bouffée d’air frais dans un métier où l’on est souvent isolé.

« Sur internet, la forme évolue si vite qu’une vidéo réussie aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus dans six mois. »

Avec la multiplication des plateformes, le travail requis devient colossal. Comment vous préservez-vous du burn-out ?

Exploser en six mois, beaucoup de gens y arrivent ; mais tenir dix ans, c’est une autre paire de manches. Bourriner à fond pendant quelques mois pour plaire aux algorithmes et trouver des formules qui fonctionnent bien, je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est plus facile que de durer sur le long terme. Quand j’ai commencé il y a dix ans, ce qui représente une antiquité en « années internet », faire une vidéo était beaucoup plus simple. Si la carte n’était pas belle ou que le son était un peu moisi, ce n’était pas bien grave. La vidéo avait sa miniature et elle était naturellement suggérée à une grande partie des abonnés. Mais avec la massification de l’information sur internet, l’écosystème a totalement changé : pour ne pas noyer les utilisateurs sous 120 000 notifications, les plateformes ont modifié leurs algorithmes de recommandation.

En parallèle, le secteur s’est professionnalisé, et je suis devenu beaucoup plus exigeant envers moi-même. Une vidéo tournée simplement depuis chez moi ne me suffit plus. J’ai besoin d’aller sur le terrain, de rencontrer des experts et de construire des productions plus complexes, donc plus coûteuses. Aujourd’hui, il faut tester trois miniatures différentes pour que YouTube sélectionne la plus efficace.

« Exploser en six mois, beaucoup de gens y arrivent ; mais tenir dix ans, c’est une autre paire de manches. »

À cela s’ajoute la création de contenus verticaux. Découper une vidéo horizontale pour la passer en vertical n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, à deux ou trois exceptions près. Il faut donc produire du contenu propre, tourner à nouveau, ce qui représente une charge de travail colossale. C’est passionnant, mais le risque de se noyer entre les différents formats est réel.

Enfin, la géopolitique s’est imposée au premier plan ces dernières années avec un rythme très intense : c’est un cocktail lourd à absorber. Je n’ai jamais fait de burn-out à proprement parler, mais j’ai connu des phases de perte de motivation. À un moment donné, en testant le vertical, sans être satisfait du résultat ni rencontrer mon public, je me suis demandé quelle était ma véritable valeur ajoutée. Je me demandais si j’avais toujours une marque de fabrique claire et si ce que j’apportais aux gens valait le temps qu’ils y consacraient. Cette baisse de régime est survenue alors que je m’étais engagé dans de très gros reportages de terrain. Au lieu de céder à la pression des plateformes qui poussent à publier beaucoup et très fréquemment, j’ai fait l’inverse : j’ai été moins régulier et j’ai un peu perdu ma patte. Pendant près de deux ans, j’ai traversé une période de doute sur la direction à prendre.

J’ai compris que pour durer sur le long terme dans les médias, il faut se réinventer de manière cyclique, environ tous les deux ans. C’est l’occasion de faire une mise à jour et de se poser les bonnes questions : « Qui suis-je aujourd’hui ? Qu’est-ce que je peux apporter de plus à mon public ? Mon ADN est-il toujours en phase avec ce que je fais ? » C’est précisément ce qui a manqué aux médias traditionnels et qui leur est reproché, à une heure où le public se lasse de l’actualité en continu. Dès lors, comment faire mieux ? Comment évoluer ? Sur les réseaux sociaux, les abonnés sont parfois intransigeants et ne se privent pas de manifester leur mécontentement. Mais ces retours directs nous obligent à nous remettre en question. 

Finalement, je n’ai pas fait de burn-out, et j’ai eu de la chance. Il faut aussi accepter ses limites : parfois, l’actualité est très dense alors qu’on est déjà débordé. La clé, c’est de savoir s’entourer. Travailler avec une agence m’a vraiment sauvé en me libérant d’une charge de travail considérable. C’est essentiel d’échanger avec des pairs qui vivent les mêmes réalités. Quant à l’avenir, je ne sais pas exactement où nous allons. L’intelligence artificielle pourra peut-être nous soulager de certaines tâches, mais je ne pense pas que nous aurons moins de travail pour autant, ce sera sans doute même le contraire. En réalité, cela ne sert à rien de répéter que tout va trop vite sur les réseaux, il faut surfer sur la vague.

Quel regard portez-vous sur l’avenir du financement de l’information pour les créateurs de contenu ?

On nous dit souvent : « Vous avez de la chance sur les réseaux sociaux, ça marche bien pour vous ! ». Mais si cela fonctionne, c’est parce qu’il y a un vrai travail derrière. Aujourd’hui, l’ensemble des jeunes s’informe sur TikTok ou YouTube. Si l’on veut garantir une information de qualité aux futures générations, il faut acter le fait que la bascule des audiences a eu lieu, et les modes de financement doivent suivre. On ne peut plus produire de l’information comme il y a dix ans, mais nous continuons souvent à faire avec les moyens du bord. À l’avenir, la question du modèle économique sera centrale. Par exemple, un accès plus simple et régulier aux aides du CNC serait extrêmement bénéfique pour proposer des contenus plus consistants. Si le financement participatif ne suffit pas et que les placements de produits restent décriés, il faut impérativement trouver d’autres alternatives.

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